Légumes

L’organisation de la filière des  légumes biologiques est récente en région.

Historiquement, ce sont des systèmes de vente directe qui se sont développés : ils se caractérisent par une forte autonomie quant à la commercialisation, assurée par le producteur. La vente repose le plus souvent sur un individu ou un couple avec un recours à de la main d’œuvre occasionnelle. Les exigences et la somme de travail que cela requiert rendent difficile la mobilisation de ces producteurs pour des réflexions plus générales, pour lancer des dynamiques de groupe, etc.

Pourtant ces producteurs ont conscience que ce n’est pas un schéma complètement satisfaisant, qu’il est intéressant de raisonner plus globalement en prenant en compte les savoir-faire de chacun et en initiant des échanges.

C’est un des nombreux points de départ du projet BIOCABAS mené maintenant par la coopérative NORABIO : une solution de circuit court, auquel les producteurs de vente directe sont attachés, valorisant la production régionale, offrant un nouveaux mode de commercialisation complémentaire aux circuits existants et qui fédère des producteurs jusqu’ici isolés, chacun préoccupé par sa propre activité.

D’autres formes de circuits courts permettent une plus forte implication des consommateurs : c’est le cas des ventes au panier ou des AMAP.

La commercialisation en circuits courts se professionnalise parfois en se dissociant de la production : certains font le choix de créer une structure juridique ad hoc pour assurer une gamme à leur clientèle toute l’année et réorganiser le travail dans la ferme. Cela permet aussi de faciliter l’achat/revente en cas d'aléas climatiques.

Quelques producteurs de légumes ont d’emblée fait le choix des circuits longs. Pour eux, trois solutions existent : fournir un grossiste régional qui cherche des produits biologiques (il en existe 5 en région), adhérer à la coopérative des producteurs biologiques de la région ou être producteur/expéditeur.

Depuis quelques années, des filières de légumes industrie se développent (betterave rouge, radis, pois) dans des systèmes de polyculture. Des transformateurs conventionnels souhaitent ajouter à leur gamme un produit ou une gamme AB : l’activité bio est alors une diversification ou un segment du marché. Dans certains cas, il s’agit d’un vrai positionnement de l’entreprise et la part d’activité en bio est alors plus importante.