| La Bio meilleure pour la santé |
Côté producteurs
Lagriculture biologique interdit lusage de substances chimiques de synthèse que ce soit pour les engrais, les désherbants ou les produits fongicides. Les effets cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (cest-à-dire dégradant les fonctions de reproduction) de ces produits ne sont plus à démontrer.
Certains types de cancers comme les tumeurs cérébrales, leucémies et cancers de la prostate sont bien plus fréquents chez les agriculteurs que pour la population en général, même si, grâce à leur hygiène de vie que les urbains (repas plus équilibrés, et moins de tabagisme), les agriculteurs meurent moins des cancers qui les touchent. (Source MSA, projet AGRICAN, Etude du GRECAN de 1995).
Une étude nommée « the Geoparkinson project », menée pendant 5 ans par des dizaines de chercheurs européens a établi que les personnes les plus fréquemment en contact avec des pesticides, cest-à-dire les agriculteurs et les ouvriers agricoles, sont les plus susceptibles dêtre atteint par la maladie de Parkinson (le risque est multiplié par 2) (3000 personnes ont participé à cette étude coordonnée par le Dr Dick de luniversité dAberdeen). En 2006, en France, cette maladie a même été reconnue maladie professionnelle pour un ancien salarié agricole de 44 ans, par le tribunal de Bourges. Un producteur bio naura donc pas à être en contact avec des produits chimiques de synthèse, en consommant des produits bio, vous protégez votre santé, mais aussi celle des agriculteurs. Côté consommateursOn entend souvent dans des événements où on promeut la bio : « Mais pourquoi je choisirais un produit bio ? Une tomate reste une tomate quelle soit bio ou non » Voici quelques éléments de réflexion pour les consommateurs indécis.
Différentes études nutritionnelles ont prouvé que les aliments bio sont plus riches en vitamines et en micro nutriments que leurs équivalents conventionnels.
Par exemple, des kiwis peuvent contenir jusquà 90% de vitamine C en plus lorsquils sont bio (Dr Amodio et Kader, étude publiée dans le Journal of Science of Food and Agriculture). La teneur en anti-oxydants des fruits et légumes bio est très souvent supérieure (jusquà 50 % en plus) (Etude menée par luniversité de Newcastle, 2007, et Quality low input food project, Etude financée par lUnion Européenne). Quand on connaît le rôle de ces nutriments dans la prévention des cancers, lintérêt des produits bio pour la santé semble évident.
En ce qui concerne les produits animaux, des vaches élevées selon les règles de lagriculture biologique subissent moins de traitements allopathiques que les vaches conventionnelles. Leur viande, en fin de vie, concentre donc moins de résidus de ces médicaments, antibiotiques en tête. Cette concentration dantibiotiques dans la viande issue de lagriculture conventionnelle est considérée par certains scientifiques comme une des possibles causes des phénomènes de résistance de certaines bactéries aux antibiotiques chez les humains (Malmheden-Yman, I; Eriksson, A; Everitt, G; Yman, L; Karlsson, T. Analysis of Food proteins for verifications of contamination or mislabeling. Food & Agricultural Immunology;1994).
En ce qui concerne le lait, les vaches élevées en bio en France sont plus souvent nourries avec des fourrages à base dherbe et reçoivent peu de concentrés (aliments très énergétiques comme le soja). Cette alimentation spécifique a un effet significatif sur les teneurs en acides gras favorables. Du lait bio contient jusquà 60 % dOmega 3 en plus par rapport à du lait conventionnel (étude du MAPAQ au Québec, Alain Fournier ; ou conférence scientifique Organic Food Quality and Health de 2005).
Les produits bio, de manière logique, contiennent très peu de résidus de pesticides et à des teneurs si faibles quil sagit de contaminations accidentelles dus à des voisins épandant leurs produits chimiques les jours de vent. Létude menée par lUFC Que Choisir en 2006 a montré que 8% des produits bio sont contaminés par des produits chimiques (à très faible dose), alors que cette contamination concerne 60% des produits alimentaires conventionnels.
Enfin, pour revenir sur la question des mycotoxines qui nous est bien souvent posée : la même étude de lUFC a prouvé que 54 % des produits conventionnels contiennent ces toxines de nourriture, contre 37% des produits bio.
Enfin sur ce sujet et sur d'autres, n'hésitez pas à télécharger l'étude 2007 du FIBL : 16 pages et 90 arguments en faveur de l'agriculture biologique. |



