La Bio meilleure pour la santé

Côté producteurs

  • Cancers et infertilité : pas en bio ! 

L’agriculture biologique interdit l’usage de substances chimiques de synthèse que ce soit pour les engrais, les désherbants ou les produits fongicides. Les effets cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (c’est-à-dire dégradant les fonctions de reproduction) de ces produits ne sont plus à démontrer. Certains types de cancers comme les tumeurs cérébrales, leucémies et cancers de la prostate sont bien plus fréquents chez les agriculteurs que pour la population en général, même si, grâce à leur hygiène de vie que les urbains (repas plus équilibrés, et moins de tabagisme), les agriculteurs meurent moins des cancers qui les touchent. (Source MSA, projet AGRICAN, Etude du GRECAN de 1995).
Une méta étude danoise datant de 1992 (c’est-à-dire une étude compilant les résultats de 61 études différentes réalisées depuis 1938) a prouvé, la teneur en spermatozoïdes chez les humains a chuté de 50 % en 50 ans. Elle a été publiée par le British Medical Journal.
Les docteurs Greenlee, Arbuckle et Chyu, ont démontré dans leur étude en 2003 que les femmes exposées aux herbicides (les ouvrières agricoles principalement) avaient 27 fois plus de risques d’être touchées par l’infertilité.

  • Maladie de Parkinson 

Une étude nommée  « the Geoparkinson project », menée pendant 5 ans par des dizaines de chercheurs européens a établi que les personnes les plus fréquemment en contact avec des pesticides, c’est-à-dire les agriculteurs et les ouvriers agricoles, sont les plus susceptibles d’être atteint par la maladie de Parkinson (le risque est multiplié par 2) (3000 personnes ont participé à cette étude coordonnée par le Dr Dick de l’université d’Aberdeen). En 2006, en France, cette maladie a même été reconnue maladie professionnelle pour un ancien salarié agricole de 44 ans, par le tribunal de Bourges.

Un producteur bio n’aura donc pas à être en contact avec des produits chimiques de synthèse, en consommant des produits bio, vous protégez votre santé, mais aussi celle des agriculteurs.
 

Côté consommateurs

On entend souvent dans des événements où on promeut la bio : « Mais pourquoi je choisirais un produit bio ? Une tomate reste une tomate qu’elle soit bio ou non… »

Voici quelques éléments de réflexion pour les consommateurs indécis.

  • Les produits bio plus riches en vitamines et nutriments 

Différentes études nutritionnelles ont prouvé que les aliments bio sont plus riches en vitamines et en micro nutriments que leurs équivalents conventionnels. Par exemple, des kiwis peuvent contenir jusqu’à 90% de vitamine C en plus lorsqu’ils sont bio (Dr Amodio et Kader, étude publiée dans le Journal of Science of Food and Agriculture). La teneur en anti-oxydants des fruits et légumes bio est très souvent supérieure (jusqu’à 50 % en plus) (Etude menée par l’université de Newcastle, 2007, et Quality low input food project, Etude financée par l’Union Européenne). Quand on connaît le rôle de ces nutriments dans la prévention des cancers, l’intérêt des produits bio pour la santé semble évident.

  •  Pas de résidus d'antibiotiques dans la viande bio

En ce qui concerne les produits animaux, des vaches élevées selon les règles de l’agriculture biologique subissent moins de traitements allopathiques que les vaches conventionnelles. Leur viande, en fin de vie, concentre donc moins de résidus de ces médicaments, antibiotiques en tête. Cette concentration d’antibiotiques dans la viande issue de l’agriculture conventionnelle est considérée par certains scientifiques comme une des possibles causes des phénomènes de résistance de certaines bactéries aux antibiotiques chez les humains (Malmheden-Yman, I; Eriksson, A; Everitt, G; Yman, L; Karlsson, T. Analysis of Food proteins for verifications of contamination or mislabeling. Food & Agricultural Immunology;1994).
Comme un rapport de l’OMS le préconisait déjà en 1977, «L’utilisation massive d’antibiotiques pour l’engraissement des animaux devrait être interrompue immédiatement. Cela a mené à l’affaiblissement des humains face aux agents infectieux devenus résistants aux antibiotiques.» 
En 1997, l’OMS confirmait cet avis en publiant « II y a un lien direct entre l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages d’animaux et l’augmentation des souches résistantes aux antibiotiques qui contaminent l’homme.»

  • Les Omega 3 plus présents dans le lait bio 

En ce qui concerne le lait, les vaches élevées en bio en France sont plus souvent nourries avec des fourrages à base d’herbe et reçoivent peu de concentrés (aliments très énergétiques comme le soja). Cette alimentation spécifique a un effet significatif sur les teneurs en acides gras favorables. Du lait bio contient jusqu’à 60 % d’Omega 3 en plus par rapport à du lait conventionnel (étude du MAPAQ au Québec, Alain Fournier ; ou conférence scientifique Organic Food Quality and Health de 2005).

  • Pas de produits chimiques dans mon assiette ! 

Les produits bio, de manière logique, contiennent très peu de résidus de pesticides et à des teneurs si faibles qu’il s’agit de contaminations accidentelles dus à des voisins épandant leurs produits chimiques les jours de vent. L’étude menée par l’UFC Que Choisir en 2006 a montré que 8% des produits bio sont contaminés par des produits chimiques (à très faible dose), alors  que cette contamination concerne 60% des produits alimentaires conventionnels.

  • Davantage de mycotoxines en bio ? : une légende 

Enfin, pour revenir sur la question des mycotoxines qui nous est bien souvent posée : la même étude de l’UFC a prouvé que 54 % des produits conventionnels contiennent ces toxines de nourriture, contre 37% des produits bio.



Pour aller plus loin :
-    Les études du FIBL -
-    Le site Pesticides, stop ou encore de la FNE (France Nature Environnement)
-    Le site du MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures)
-    Le livre de Lylian Le Goff : Manger bio c’est pas du luxe
-    Etude UFC Que Choisir (juin 2006)
 

 

 

Enfin sur ce sujet et sur d'autres, n'hésitez pas à télécharger l'étude 2007 du FIBL : 16 pages et 90 arguments en faveur de l'agriculture biologique.