La Ferme du Pont à Vaques - TAVERNIER Etienne

9002, route de Solesmes
Pont à Vaques
59129 Avesnes-les-Aubert


E-Mail : etienne.tavernier@wanadoo.fr
Tél : 03 27 83 91 79


Je me suis converti à l'agriculture biologique parce que je me suis aperçu que la nature n’avait pas nécessairement besoin de notre intervention pour régler nos problèmes :


Au printemps 1994, ma compagne et moi avons entrepris de défricher d’anciens jardins ouvriers abandonnés et des friches communales sur la commune de NEUVILLE St REMY pour y cultiver des légumes que nous vendrions sur les marchés. Ayant un BTS productions végétales pour moi et une maîtrise de bio-physiologie végétale appliquée pour ma compagne ainsi qu’une dizaine d’années d’expérimentation phytosanitaire, nous n’étions pas particulièrement pro bio, mais nous étions très sensibilisés aux problèmes liés à l’emploi des pesticides pour la santé des utilisateurs (les agriculteurs eux-mêmes et plus encore les jardiniers ou particuliers qui n’ont pas conscience des dangers personnels qu’ils encourent directement ou qu’ils font risquer à leur environnement :chat, chien,…, et même à leurs descendance !). Pour commencer, nous avons donc utilisé les techniques de l’agriculture raisonnée dans le but de limiter les effets secondaires des traitements et nous préserver le plus possible tout en assurant la réussite de nos semis et plantations puisque nous voulions en vivre.

L’année suivante est arrivée une période de surcharge de travail en mai-juin, je n’ai pas eu le temps matériel d’intervenir chimiquement contre une invasion de pucerons sur carottes et j’ai laissé tomber croyant le parc sacrifié. Environ 15 jours après quelles ne furent pas ma surprise et ma joie de découvrir le développement de très nombreuses larves de coccinelles qui venaient à la rescousse, elles ont éliminé les pucerons et des carottes ont pu être récoltées même si je n’ai pas eu le rendement maximum. Les auxiliaires que je n’avais pas détruits par des insecticides et ceux venus de l’environnement naturel proche (petit bois et haies) ont fait leur travail et m’ont fait prendre conscience, preuves à l’appuis, qu’il y avait encore mieux à faire que l’agriculture raisonnée.

C’est depuis cette période qu’un long cheminement intellectuel et technique nous a conduit à l’agriculture biologique avec l’aide du GABNOR (Groupement des Agriculteurs Biologiques du Nord - Pas de Calais) car contrairement à beaucoup d’idées reçues, et colportées par les détracteurs, l’agriculture bio n’est pas une agriculture archaïque, mais une agriculture moderne basée sur l’observation de l’environnement (parasites, auxiliaires, adventices*, sol et sous-sol,…) dans le but de maintenir voire d’améliorer la fertilité et l’activité biologique du sol par des rotations pluriannuelles adaptées de manière à garder au sol sa capacité à nourrir les plantes sans apport d’engrais chimique. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'historique de notre exploitation, cliquez ici.

L’observation et la reconnaissance des adventices sont de très bons indicateurs de l’état du sol et des erreurs que l’on a commises.

Le GABNOR organise des réunions et des visites techniques ainsi que des formations pour les agriculteurs (bio ou non) désirant acquérir ou approfondir leurs connaissances de la bio afin que chacun s’améliore tout en préservant notre capital commun à tous : la terre nourricière et notre environnement.
Il indique également les démarches administratives à suivre et aide les agriculteurs qui désirent avoir la reconnaissance officielle pour l’utilisation du logo AB et ce en toute impartialité, nous avons opté pour l’officialisation de notre engagement à la bio fin 2002, mais nous n’avons eu la visite du vérificateur de l’organisme de contrôle que le 21 mai 2003 date de départ retenu pour la conversion.

 

La difficulté la plus souvent rencontrée est sans conteste le désherbage. Malgré les techniques de faux semis, de désherbage thermique, de paillage, de binage, de hersage avec des étrilles, on arrive à avoir des entre rangs à peu près propre, mais il y a toujours les 5 cm de largeur du rang où il faut désherber manuellement, ce qui est très long et pénible. Il ne faut pas non plus oublier que les sols bio sont bien vivants et que les germinations des adventices se font en permanence puisqu’elles ne sont pas contrariées pas des herbicides racinaires, donc nous devons recommencer le travail très souvent, et pour peu que la météo ne soit pas avec nous pendant quelques temps, la culture est envahie et parfois perdue (très souvent pour les carottes, les panais et les cultures à pousse lente en général) car la concurrence est rude.


Le second problème reste le développement très rapide de certaines maladies comme le mildiou sur pommes de terre, tomates, oignons, échalotes, laitues, ou la rouille sur poireaux, ail qui y sont très sensibles et qui peuvent causer d’importantes pertes malgré l’utilisation de variétés tolérantes ou résistantes ainsi que l’application préventive de la bouillie bordelaise.


Les fruits et légumes bio peuvent être visuellement moins beaux suite à des attaques parasitaires trop rapides et que dame nature n’a pu contenir.
Ces trois derniers paragraphes vous expliquent pourquoi les produits bio sont généralement un peu plus chers que les produits de l’agriculture conventionnelle, mais c’est bien peu en regard de ce que la nature (donc l’homme) y gagne.





Vente directe

Caractéristiques des ventes
Mes produits sont disponibles :
  • sur le marché de : Cambrai : mercredi et samedi matin Loos les Lille : le dimanche matin
  • dans le Biocabas
  • dans des magasins : Biocoop Vitavie (Cambrai)

Quel meilleur circuit de commercialisation autre que la vente directe nous aurait permis de discuter et d’échanger avec les consommateurs, d’écouter et de ressentir leurs attentes, de façon à essayer de leur proposer les légumes qu’il désirent et ceux auxquels ils n’avaient pas pensé, tout en leur apportant les conseils et idées pour les valoriser au mieux, sans que ni leurs propos ni les nôtres ne soient déformés, voire bloqués par des intermédiaires qui capteraient en plus la marge ? 

Nous sommes présents sur les marchés de :

  • Cambrai (sous la halle couverte)

    Tous les mercredis matin de 08 h 00 à 12 h 00
    Tous les samedis matin de 07 h 00 à 12 h 30

  • Loos Lez Lille (place de la gare)

    Tous les dimanches matin de 09 h 00 à 12 h 30

 

Légumes

Légumes
Légumes cultivés sur l’année : Ail, échalote, oignon, betterave rouge, carotte, céleri rave, navet, panais, pomme de terre, poireau, radis rose, radis noir, topinambour, chou fleur, chou de bruxelles, chou vert, epinard, laitue, mâche, ortie, poirée, pissenlit, rhubarbe, aubergine

Commercialisation :
  • En vente directe : Marchés
  • Dans des circuits courts : Biocabas, Autres : magasins

Transformation légumes : Non

Forçage d'endives : Non

 

Nous avons choisi la diversité plutôt que la spécialisation car cela va de paire avec la vente directe, elle est nécessaire pour offrir à nos clients le meilleur choix des produits de saison.

Nous cultivons des variétés adaptées au sol et au climat de notre région ainsi que quelques variétés locales anciennes qui ont gardé tout leur intérêt agronomique et gustatif. Ces variétés menacées de disparition sont collectées, maintenues et évaluées dans le but de les sauvegarder par le Centre Régional de Ressources Génétiques, le Pôle Légumes et le GABNOR.

Cette laitue « grand-mère » par exemple est très rustique, elle est semée en fin d’été, passe tout l’hiver dehors et permet de déguster une laitue particulièrement tendre et savoureuse très tôt au printemps.



Vergers

Vergers haute tige
Fruits présents dans le verger :
  • Poires
  • Prunes

prune cerise pecher, noisette, noix, groseille, framboise qq arbre de chaque 



Oeufs

Oeufs
Mes produits sont commercialisés :
  • En vente directe

 

En bio, les poules pondeuses ont accès à un parcours en plein air.

Nous avons environ 120 poules qui ont accès à un parcours enherbé, les œufs sont pondus dans des nids paillés et ramassés à la main.

Les enclos sont mobiles ce qui permet à nos volailles de nettoyer petit à petit la totalité du terrain (herbe, insectes, limaces…)

Vente uniquement sur les marchés de Cambrai et de Loos.

 

 En plus des poules pondeuses, nous avons quelques poulets d’Estaires, il s’agit d’une race ancienne recréée qui cherche sa voie : très intéressante  sur le plan gustatif mais à croissance lente elle est pour l'instant peu choisie par les éleveurs.