Elevage

Le principal système d'élevage biologique en Nord-Pas de Calais est l'élevage laitier. 

Pour faire face à la demande croissante de lait biologique, certaines laiteries sont à la recherche de nouveaux producteurs avec des perspectives de valorisation intéressantes.

 

 
 SE CONVERTIR : UN PROJET GLOBAL

Pour être un succès, la conversion à l’agriculture biologique ne s’improvise pas. Elle nécessite, outre une forte motivation, une étude de faisabilité approfondie et l’acquisition de nouveaux repères techniques. Lorsque le système de départ est désintensifié ou tout herbe, la conversion n’entraîne pas de fortes modifications structurelles. Le passage en bio d’un système intensif est plus complexe.

Un diagnostic préalable (parcellaire, bâtiment, cheptel, diagnostic technique et économique) permettra à l’éleveur de baliser avec précision le cheminement au plan technique, économique, structurel et financier.


 ADAPTER LA CONDUITE DU TROUPEAU AU SYSTEME FOURRAGER

La limitation de l’ensilage et de l’enrubannage, la volonté de maximiser le pâturage et de limiter les concentrés entraîne des performances animales plus modérées. Les niveaux de production seront de l’ordre de 4500 à 7000 litres lait/vache laitière. La conduite du troupeau devra être adaptée.


BATIR UN SYSTEME FOURRAGER AUTONOME BASE SUR L’HERBE

La surface accessible aux vaches laitières préconisée varie suivant le contexte de 40 à 60 ares par vache laitière. L’emploi de mélanges graminées/légumineuses est recommandé pour maintenir une bonne productivité des surfaces sans engrais de synthèse.

L’absence d’azote minéral, la recherche d’autonomie entraînent des niveaux de chargements plus bas de l’ordre de 1,1 à 1,3 en zones à potentiel limité et de 1,4 à 1,8 en zones à bon potentiel.


METTRE EN PLACE DES ROTATIONS AGRONOMIQUEMENT EQUILIBREES

Lorsqu’il y a des cultures, la maîtrise des adventices et la fumure azotée reposent sur la mise en œuvre des rotations qui font alterner des cultures fourragères à base de légumineuses et des cultures céréalières ou maïs. L’utilisation des effluents d’élevage souvent compostés et les techniques de désherbage mécanique (herse étrille, binage, buttage) font partie des itinéraires culturaux.


DES REFERENCES TECHNICO - ECONOMIQUES

La conversion entraîne une réduction de la surface en cultures donc du "produit cultures" au bénéfice des produits de l’élevage avec les plus-values sur le lait, la viande et les cultures.

Depuis quelques années nous disposons de références technico-économiques qui nous permettent de réaliser des études de faisabilité et de viabilité des projets.

Contacts : 

GABNOR : Bruno RETAILLEAU (tél. 03 32 32 25 35)

Chambre d’Agriculture du Nord : Alain LECAT  (tél. 03 20 88 67 54)

Chambre d’Agriculture du Pas de Calais : Jean Marie LEBRUN ( tél. 03 21 60 57 70)