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Etienne Tavernier, maraîcher dans le Cambrésis |
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Cette année-là est arrivée une période de surcharge de travail en mai-juin, je nai pas eu le temps matériel dintervenir chimiquement contre une invasion de pucerons sur carottes et jai laissé tomber croyant le parc sacrifié.
Environ 15 jours après, quelles ne furent pas ma surprise et ma joie de découvrir le développement de très nombreuses larves de coccinelles qui venaient à la rescousse ! Elles ont éliminé les pucerons et des carottes ont pu être récoltées même si je nai pas eu le rendement maximum.
Les auxiliaires que je navais pas détruits par des insecticides et ceux venus de lenvironnement naturel proche (petit bois et haies) ont fait leur travail et mont fait prendre conscience, preuves à lappuis, quil y avait encore mieux à faire que lagriculture raisonnée. |
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Grégory Delassus, éleveur à Borre |
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Je me suis installé sur la ferme de mes parents en mars 2005, mais je préparais cette installation depuis 1997.
Je souhaitais être agriculteur, mais que mon métier corresponde à mes valeurs environnementales et sociales.
J'ai découvert la bio via le GABNOR et un voyage d'études en Bretagne pour visiter des exploitations qui produisaient des porcs bio.
Entre 1995 et 2000, j'ai converti des terres, je me suis formé (j'ai obtenu un Certificat de Spécialisation bio), puis j'ai été embauché au Groupement des Agriculteurs Biologiques du Nord Pas de Calais, où je suis resté 3 ans.
Parallèlement, j'ai démarré l'élevage petit à petit.
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Guy Vandromme - éleveur de chèvres dans les Flandres |
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En 1999, nous sommes passés en bio, par conviction.
Les consommateurs de fromage de chèvre sont des connaisseurs et ils sont en général proches de la nature. Ce sont eux qui nous ont également poussés à travailler selon les techniques de l'agriculture biologique.
La région est humide et venteuse, et ce n'est pas le climat que les chèvres préfèrent, mais l'activité fonctionne bien.
Nous faisons partie du réseau Savoir Vert.
Nous accueillons des classes dont le niveau va de la maternelle au lycée agricole.
Cela nous permet de transmettre nos connaissances agricoles et de faire découvrir l'élevage caprin aux jeunes de la région.
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Mathieu Lancry - polyculteur éleveur dans le Douaisis |
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Quapporte ma ferme sur le territoire ?
Du lien social par la vente directe
De lactivité et de lemploi en milieu rural
De lanimation par les visites de fermes
De laménagement paysager par limplantation de haies
De la biodiversité dans le règne animal
Je me suis installé en bio
pour mettre mon travail en accord avec mon éthique
pour être mon propre patron, être autonome
pour réaliser un rêve, une idée ancrée en moi depuis longtemps
pour montrer que lon peut vivre et créer de lactivité sur une petite ferme
pour avoir un lien privilégié avec la nature
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Bernadette et Hervé Bailleul, éleveurs laitiers bio à Troisvaux |
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L'agriculture biologique est la forme d'agriculture qui répond le plus à nos interrogations sur la durabilité de notre activité et la prise en compte des demandes des consommateurs : maintien d'un nombre d'actifs agricoles suffisant, qualité des produits, respect de l'environnement. |
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Pascal France, Maraîcher bio à Verton |
Nous sommes installés depuis 20 ans, en bio.
Nous sommes également certifiés Nature et Progrès.
Nous avons démarré sur 1.74 ha avec laide financière de 25 familles et amis. Avec une surface comme celle-ci, seul le maraîchage était possible. La proximité des villes de Berck et du Touquet était en revanche une chance pour la ferme. Cest pour cette raison que nous avons choisi de vendre exclusivement nos produits en direct sur les marchés.
L'agriculture biologique est un choix de vie : nourrir le mieux possible notre famille et notre entourage, cultiver une terre et la soigner pour la laisser à nos enfants.
Depuis treize ans, nous faisons pousser des légumes
bio sur les bas-champs de Verton, sous un beau soleil, des pluies
battantes, des gels, des tempêtes. C'est notre vie , j'en suis heureux.
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François Théry, polyculteur bio à Gavrelle : |
"Je suis agriculteur depuis 1991 à Gavrelle.
Je me suis installé il y a dix ans sur des productions industrielles intensives.
La conversion à la bio est pour moi une tentative d'échapper au toujours plus artificiel.
En 1998, j'ai commencé à convertir
quelques hectares en bio dans le cadre plus global d'une "conversion" à
l'agriculture paysanne.
J'ai choisi d'abandonner certaines cultures
industrielles (pomme de terre féculière ou légumes pour les
conserveries) et des techniques particulièrement "nocives" qui s'y
rattachent, comme l'irrigation.
Mon objectif était de produire plus
propre, tout en gardant un revenu minimum sur cette ferme.
J'ai pu le
faire car je me suis installé sur une ferme familiale, sans m'endetter
démesurément.
J'ai rompu le cercle vicieux de l'indutrialisation, qui
pousse à l'endettement pour produire plus.
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