Etienne Tavernier, maraîcher dans le Cambrésis

 

Cette année-là est arrivée une période de surcharge de travail en mai-juin, je n’ai pas eu le temps matériel d’intervenir chimiquement contre une invasion de pucerons sur carottes et j’ai laissé tomber croyant le parc sacrifié.

Environ 15 jours après, quelles ne furent pas ma surprise et ma joie de découvrir le développement de très nombreuses larves de coccinelles qui venaient à la rescousse ! Elles ont éliminé les pucerons et des carottes ont pu être récoltées même si je n’ai pas eu le rendement maximum.

Les auxiliaires que je n’avais pas détruits par des insecticides et ceux venus de l’environnement naturel proche (petit bois et haies) ont fait leur travail et m’ont fait prendre conscience, preuves à l’appuis, qu’il y avait encore mieux à faire que l’agriculture raisonnée.

C’est depuis cette période qu’un long cheminement intellectuel et technique nous a conduit à l’agriculture biologique avec l’aide du GABNOR (Groupement des Agriculteurs Biologiques du Nord - Pas de Calais) car contrairement à beaucoup d’idées reçues, et colportées par les détracteurs, l’agriculture bio n’est pas une agriculture archaïque, mais une agriculture moderne basée sur l’observation de l’environnement (parasites, auxiliaires, adventices, sol et sous-sol,…).

Son but de maintenir voire d’améliorer la fertilité et l’activité biologique du sol par des rotations pluriannuelles adaptées de manière à garder au sol sa capacité à nourrir les plantes sans apport d’engrais chimique. 

 

Pour en savoir plus sur la ferme d'Etienne, consultez sa page personnelle.