| François Théry, polyculteur bio à Gavrelle |
Je me suis installé il y a dix ans sur des productions industrielles intensives.
La conversion à la bio est pour moi une tentative d'échapper au toujours plus artificiel.
En 1998, j'ai commencé à convertir
quelques hectares en bio dans le cadre plus global d'une "conversion" à
l'agriculture paysanne.
J'ai choisi d'abandonner certaines cultures
industrielles (pomme de terre féculière ou légumes pour les
conserveries) et des techniques particulièrement "nocives" qui s'y
rattachent, comme l'irrigation.
Mon objectif était de produire plus propre, tout en gardant un revenu minimum sur cette ferme. J'ai pu le faire car je me suis installé sur une ferme familiale, sans m'endetter démesurément. J'ai rompu le cercle vicieux de l'indutrialisation, qui pousse à l'endettement pour produire plus.
Je vis le passage à la bio comme un vrai retour à la terre, avec la satisfaction d'avoir fait quelque chose quand je récolte. Je transforme d'abord mon système pour être plus autonome car il n'est pas facile de faire de la bio dans un environnement de grandes cultures "sous perfusion", d'autant plus sans élevage. Cela m'oblige à beaucoup de prudence pour assurer la pérennité du projet." Pour en savoir plus sur la ferme de François consultez :
|



