Pour favoriser la biodiversité

L’homme est pour la première fois responsable d’une extinction de masse des espèces, la 6ème de toute l’histoire de la Terre, au rythme de 75 espèces par jour alors que les précédentes se sont faites au rythme de 15 espèces par siècle.
L’érosion de la biodiversité s’accélère à une vitesse sans précédent : 25% des mammifères connus sont menacés d’extinction, 11% des oiseaux, et 17% des végétaux…

Si pendant longtemps on a considéré l’agriculture comme une activité comparativement plus bénéfique à la biodiversité que d’autres activités comme la production industrielle, l’industrialisation et l’intensification des activités agricoles rendent cette distinction moins nette que par le passé.

En s’appuyant sur les équilibres naturels et en rejetant tout apport de produits phytosanitaires de synthèse, l’agriculteur bio favorise la biodiversité. Il cherche à mettre à profit les services qu’elle peut lui rendre, en particulier les auxiliaires de culture (prédateurs des ravageurs des cultures), il travaille ainsi à conserver les habitats de ces derniers à proximité de ses parcelles.

L’agriculture bio a cet intérêt inestimable d’être un laboratoire à ciel ouvert pour produire en recourant le plus possible aux processus naturels. Elle a compris depuis longtemps que la biodiversité est un facteur de production qui doit être pris en compte et favorisé. Il est aujourd’hui démontré que l’agriculture bio génère globalement une biodiversité plus importante que les autres modes de production (source FIBL 2007).